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Heinrich HEINE, né le 13 décembre 1797

Heinrich HEINE, né le 13 décembre 1797
À l’occasion du 200ème anniversaire de sa naissance, l’humanité publiait le 13 décembre 1997 un article de Lucienne Netter, docteur ès lettres, sous le titre : « Heinrich Heine, correspondant de presse ». Je vous invite à le lire ou le relire !
L'auteur du «Livre des chants» et des «Tableaux de voyage» s'installe à Paris le 20 mai 1831. Il venait comme correspondant de la «Gazette universelle d'Augsbourg». Heine revendique la liberté d'écrire quand il lui plaît. Il regroupe plusieurs débats à la Chambre, souvent avec un décalage en temps. Il évoque les divers aspects de la vie parisienne, ses voyages en Normandie, en Bretagne, à Boulogne-sur-Mer, dans les Pyrénées, etc. Mais l'essentiel, pour lui, c'est la politique. Il l'écrit à la fin d'avril 1844, au moment de son plus grand engagement, quand la «Gazette d'Augsbourg» refuse certains de ses articles: «Mon coeur saigne quand je vois qu'il est de jour en jour plus impossible de s'exprimer dans la presse de notre pays sur l'essentiel, sur la politique.»
Fidèle aux valeurs humanistes de 1789, attaché aux idées de liberté et de tolérance, il saisit l'occasion de les défendre. Lorsque, à la fin de février 1840, des juifs de Damas, accusés de meurtre rituel, furent arrêtés et torturés, Heine écrivit plusieurs articles pour les défendre, attaquant la position du consul de France, et Thiers, président du Conseil, qui le soutenait. Dans le même esprit, il intervint quand la lutte entre les défenseurs du monopole universitaire et les partisans de la liberté de l'enseignement prit un tour aigu, au printemps de 1843, et que Michelet et Quinet furent suspendus à la suite de leurs cours sur les jésuites.
Son opinion sur la religion était bien établie. Déjà, le 29 juillet 1840, au début de la guerre, dite de l'opium, Heine, dans une diatribe contre les Anglais, critiquait leur hypocrisie religieuse, leur piétisme, «ce narcotique plus pernicieux que l'opium». En 1843, Moses Hess étendit cette comparaison à toute la religion et l'année suivante Marx la cristallisa dans la célèbre formule: «La religion c'est l'opium du peuple».
Un autre thème essentiel s'intègre dans les «Chroniques parisiennes»: la question sociale. Heine fut l'un des rares journalistes à décrire, au printemps de 1840, quelques ateliers du faubourg Saint-Marceau, où l'on travaillait les métaux. Le 11 décembre 1841, soulignant le contraste entre «les riches étalages» et «les mines enlaidies par la souffrance» des misérables qui les contemplent, il ne peut «se défendre de la conviction certaine que le jour n'est pas éloigné où toute la comédie bourgeoise en France... prendra une fin terrible... et qu'on jouera ensuite un épilogue intitulé le règne des communistes!». Et il ajoute: «La propagande du communisme possède un langage que chaque peuple comprend: les éléments de cette langue universelle sont aussi simples que la faim, l'envie, la mort. Cela s'apprend facilement.»
Le 20 juin 1842 il annonce un «épouvantable duel» entre «le règne des prolétaires et le régime actuel de la bourgeoisie». Dans le texte envoyé à Augsbourg, Heine poursuivait: «Le communisme, bien qu'il soit peu discuté à présent... est pourtant le héros à qui est réservé un grand rôle dans la tragédie moderne.» Son rédacteur en chef atténua la vigueur de cette prédiction par deux ajouts, le héros devint le «sombre héros» et son rôle «grand quoique passager». De fait, en juin 1842, Heine évoquait avec fermeté la lutte des classes.
Heine collabora aux «Annales franco-allemandes» et à «Vorwärtz», avec des poèmes virulents, dont le plus connu est celui des «Pauvres tisserands», diffusé clandestinement en Allemagne, et avec «l'Allemagne, conte d'hiver». Cette oeuvre mordante fut rapidement interdite en Allemagne, mais elle parut en français dans la «Revue de Paris» des 7 et 10 décembre 1844. Le «Charivari» commentait: «M. Heine est le créateur d'un genre de poésies qui dépassent en hardiesse révolutionnaire tout ce que la littérature allemande a produit jusqu'à présent.»
En 1855, un an avant sa mort, dans la préface de «Lutèce», où il se traitait de «contrebandier journaliste», il exprimait sa fierté d'avoir réussi à exprimer dans le quotidien le plus lu d'Allemagne «ses opinions politiques ou sociales». Il évoquait sa lutte contre les teutomanes, son combat pour la démocratie, le socialisme, le communisme, le plus terrible antagoniste des nationalistes allemands, dont cependant l'artiste qu'il était redoutait l'ardeur iconoclaste. Il s'y résignait en concluant: «Que justice se fasse! Qu'il soit brisé ce vieux monde où l'innocence a péri, où l'égoïsme a prospéré, où l'homme a été exploité par l'homme!... Et béni soit l'épicier qui un jour confectionnera avec mes poésies des cornets où il versera du café et du tabac pour les pauvres bonnes vieilles qui, dans notre monde actuel de l'injustice, ont peut-être dû se passer d'un pareil agrément.»

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Mettre à jour : 26-01-2018

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